Publié par le 10 janvier 2012 dans Santé mentale

Maladie mentale et comportement violent

Maladie mentale et comportement violent

Plus de 100 000 Québécois souffriront au cours de leur vie d’une maladie mentale grave comme la schizophrénie, le trouble délirant ou une variante de ces affections psychotiques. C’est malheureusement le cas d’une portion importante de la population itinérante de nos milieux urbains. Toutefois, malgré la sévérité des troubles mentaux qui les affectent, la Fondation des maladies mentales tiens à rappeler à la population que seule une très faible proportion des personnes atteintes affichera un comportement violent.

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Chez les personnes souffrant de maladie mentale grave, les comportements violents sont souvent le résultat de leur inaptitude à se structurer ou encore une manifestation de leur peur irrationnelle. Au Québec, les services d’urgence sont équipés pour diriger ces individus troublés, suicidaires ou agités vers les hôpitaux prêts à les aider.

Malheureusement, au sein du circuit de l’itinérance, qui comprend la criminalité mineure et les services psychiatriques, une rupture dans les traitements prodigués aux personnes atteintes ainsi que l’absence de prise en charge prolongée sont des phénomènes courants. Il existe pourtant des initiatives qui réussissent à limiter une bonne partie des comportements antisociaux qui pourraient être plus fréquents sans leur existence.

Le Projet chez soi, parrainé par la Commission nationale de la santé mentale, encadre de 200 à 300 de ces patients psychiatriques de la région montréalaise. Cela devrait être poursuivi et bonifié pour en accueillir le double.

Le Programme d’accompagnement Justice – Santé mentale, de la cour municipale à Montréal, devrait aussi intensifier ses activités avec l’aide des départements de psychiatries et des organismes communautaires qui nécessiteront plus de ressources pour assurer un suivi à long termes des patients.C’est rendre service à un individu malade que d’appeler à l’aide et de le guider vers un soutien professionnel lorsque sa raison n’y est plus. C’est également un geste de protection envers soi-même. Sur l’île de Montréal, plus de 40 000 visites ont lieu annuellement dans les établissements d’urgence psychiatrique.

Suite à cela, la majorité des patients poursuivront une vie paisible, en gardant contact avec une équipe de soins et en suivant un traitement approprié. Il existe cependant de rares cas où les individus ne reconnaissent pas leur maladie et pour qui le besoin de soins est essentiel. Les tribunaux peuvent alors intervenir dans le meilleur intérêt de ces personnes, en fonction de leur droit et de leur aptitude à consentir et ont le pouvoir d’imposer des soins.

La Fondation des maladies mentales1 rappelle l’importance de venir en aide à une personne atteinte de maladie mentale en situation de crise, en composant le 911.

Source: Maladie mentale et comportement violent

Notes et références

  1. La Fondation des maladies mentales []

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