Publié par le 5 avril 2011 dans Prévention, Santé publique

Shannon et l’eau contaminée:

les gens avant les corporations

Shannon et l’eau contaminée:

Québec solidaire demande au ministre Bolduc d’agir dans l’intérêt des citoyens de Shannon

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Amir Khadir, député de Québec solidaire, avec la Société pour vaincre la pollution et le Regroupement des citoyens de Shannon, exhorte le ministre Bolduc d’agir dans l’intérêt des citoyens de Shannon. Le ministère de la Santé doit mettre sur pied une équipe indépendante afin de réaliser une étude exhaustive et indépendante sur l’ensemble de la situation environnementale et sanitaire à Shannon.

Il estime que ce dossier doit être retiré à la Direction de la santé publique de la Capitale nationale (DSP).  « La DSP de la Capitale nationale est dans une position compromettante face à la contamination de l’eau de Shannon qui a entraîné d’importants problèmes de santé et de graves cancers pour la population de cette localité, estime Amir Khadir. En refusant obstinément de faire  réaliser une enquête épidémiologique approfondie pour trouver la cause des cancers fréquents observés à Shannon, la DSP est dans l’embarras en tentant maintenant de défendre son inaction. »

Le député Khadir dénonce que des milliers de dollars de l’argent des contribuables et les expertises de l’Institut national de santé publique (INSPQ) servent à produire des rapports qu’utilisent sans gêne la défense des pollueurs corporatifs, qui refusent de reconnaître leurs responsabilités dans ce cas flagrant de pollution environnementale.

Rappelons que la Défense nationale avait détecté dès 1995 la présence de trichloroéthylène (TCE) dans son réseau d’eau potable à un taux qui dépassait largement la norme. Dès 1991, la firme SNC Tec avait mesuré un taux extrêmement élevé de TCE dans l’eau souterraine près d’une lagune, eau qui pouvait « s’écouler vers Shannon ou Val-Bélair », selon un compte-rendu de réunion. En 1998 deux experts de la DSP jugeaient qu’il n’était pas nécessaire d’informer les municipalités de Val-Bélair et de Shannon. Ce n’est qu’en janvier 2001 que la population de Shannon a été avisée de la présence de TCE.

« Il faut faire la lumière sur les agissements de la Défense nationale, de la firme SNC Tec et General Dynamics, juge le député de Mercier. Le rôle de la DSP doit également être examiné. Les informations révélées depuis quelques mois sont troublantes et tendent à démontrer qu’on a omis pendant des années d’informer la population de Shannon d’une grave menace à leur santé. »

Pour un changement dans les pratiques des DSP

M. Khadir estime que pour éviter la répétition de situations qui ne servent pas l’intérêt public, les DSP locales devraient systématiquement être dessaisies des dossiers où elles sont parties prenantes, comme c’est le cas pour les enquêtes effectuées sur des corps policiers.

« J’invite la DSP de la Capitale nationale à s’inspirer de l’attitude de l’ensemble des directions régionales pour le cas de l’amiante. Les 19 directeurs régionaux de Santé publique n’ont pas craint de faire valoir leur opposition à la relance de la mine Jeffrey. Trop souvent, par le passé, les DSP ont agi avec indolence et timidité. Une plus grande combativité aurait permis de mettre fin à des pratiques industrielles dangereuses comme l’utilisation de l’amiante ou encore la contamination à Murdochville. »

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